Insights, Parole d'expert

Enquête La Réclame : La salle de sport, nouvel eldorado des annonceurs

Un an après les Jeux Olympiques de Paris 2024, une chose est claire : le sport n’a jamais occupé une place aussi importante dans le quotidien des Français.

Running clubs, Hyrox, padel, crossfit, marathons urbains, contenus fitness sur TikTok, montres connectées, nutrition sportive… le sport dépasse largement le simple cadre de la pratique physique pour devenir un véritable phénomène culturel.

Cette “sportification” de la société transforme profondément les usages, notamment chez les jeunes générations urbaines. Le public ne se contente plus de regarder le sport : il veut désormais le vivre, le partager et l’intégrer dans son quotidien.
Et parmi les grands gagnants de cette évolution figurent les salles de sport.

Decryptage par Xuoan Duquesne, rédacteur en chef du média « La Réclame« 

Le sport indoor devient un phénomène culturel

Longtemps associées à la musculation ou à la remise en forme, les salles connaissent aujourd’hui une transformation radicale.

Portées par le fitness, le bien-être et les nouvelles pratiques communautaires comme l’Hyrox, elles deviennent des lieux de sociabilité, de lifestyle et d’appartenance.

Cette évolution est particulièrement visible chez les jeunes générations. En France, plus de 6 millions de personnes sont désormais inscrites en salle de sport et la fréquentation continue de progresser fortement.

Chez Fitness Park par exemple, plus de 55% des adhérents ont moins de 30 ans.

Une cible urbaine, active et ultra-connectée qui intéresse particulièrement les marques.

Comme le résume Pauline Ouchikh, responsable communication de DOOHYOULIKE :

« Les salles de sport deviennent des lieux d’expérience et d’appartenance. »

Des lieux parfaitement alignés avec les nouveaux modes de vie urbains

Si les salles attirent autant, c’est aussi parce qu’elles répondent parfaitement aux nouveaux rythmes urbains.

Proximité domicile-travail, amplitudes horaires larges, hybridation avec le télétravail, pratiques flexibles… le sport indoor s’intègre naturellement dans les routines du quotidien.

Les salles deviennent ainsi des lieux fréquentés plusieurs fois par semaine, où les pratiquants passent du temps, consomment des contenus et développent des habitudes fortes.

Pour les marques, cette récurrence change complètement la logique média.

On ne parle plus simplement d’un lieu de passage, mais d’un environnement fréquenté régulièrement, dans des moments où l’attention est particulièrement disponible.

Comme l’explique Adrien Laval, COO de DOOHYOULIKE :

« Avant, le sport était davantage associé à l’esthétique ou à la perte de poids. Aujourd’hui, il y a une vraie logique de bien-être et de performance collective. »

Un environnement média particulièrement engageant

Avec plus de 600 salles partenaires et plus de 1 100 écrans DOOH Indoor déployés en France, la verticale Sport de DOOHYOULIKE permet aujourd’hui aux marques de toucher plus de 2,2 millions de sportifs chaque semaine au cœur de leurs routines du quotidien.

Un environnement particulièrement stratégique pour les annonceurs :

  • 66% des pratiquants ont entre 18 et 34 ans
  • les 25-34 ans CSP+ y sont fortement représentés
  • les sportifs passent plus d’1h20 par séance en moyenne
  • les salles sont fréquentées plusieurs fois par semaine

Le contexte joue ici un rôle central :
les individus sont dans une logique de concentration, de bien-être et d’engagement personnel.

Résultat : les écrans présents dans les salles bénéficient d’une forte attention et d’une excellente acceptation.

Selon les études menées par DOOHYOULIKE et Iligo :

  • 91% des pratiquants déclarent porter attention aux écrans présents dans leur salle
  • 79% apprécient leur présence
  • 81% déclarent une intention de recherche web après exposition
  • 78% déclarent une intention d’achat
  • 90% affirment découvrir de nouveaux produits via les écrans

Cette performance s’explique notamment par la faible pression publicitaire et le caractère serviciel des contenus diffusés : informations du club, événements sportifs, contenus motivationnels ou scores en direct cohabitent avec les campagnes des annonceurs.

Comme le rappelle Pauline Ouchikh :

« Le média fonctionne parce qu’il est serviciel. Il apporte quelque chose aux pratiquants et s’intègre naturellement dans leur expérience. »

Les marques non endémiques investissent massivement le sport indoor

Autre phénomène marquant : les annonceurs présents dans les salles ne sont plus uniquement des marques de sport.

Cosmétiques, streaming, FMCG, banques, nutrition, voyage, beauté ou encore plateformes digitales investissent désormais massivement le DOOH indoor.

Le sport indoor permet en effet de toucher une audience jeune, urbaine et engagée dans un contexte particulièrement cohérent avec les problématiques de bien-être, de performance ou de lifestyle portées par ces marques.

Le contexte indoor agit alors comme un accélérateur d’attention et de mémorisation.

Les campagnes y sont perçues comme plus naturelles, mieux intégrées et davantage contextualisées que dans des environnements publicitaires traditionnels.

Adrien Laval résume cette évolution :

« Quand nous nous sommes lancés, nous pensions que les grandes marques de sport seraient les premières à investir massivement. Finalement, nous avons vu arriver beaucoup de marques non endémiques. »

Rendez-vous en septembre pour mieux comprendre cette audience

Cette mutation rapide du sport indoor ouvre de nouvelles perspectives pour les marques et les stratégies médias.

Pour accompagner cette évolution, DOOHYOULIKE poursuivra ses travaux d’analyse avec une nouvelle étude menée avec Kantar, attendue en septembre.

Objectif : mieux comprendre les habitudes de consommation, centres d’intérêt et styles de vie des pratiquants afin d’aider les marques à mieux appréhender cette audience en pleine transformation.

Article à lire ici : https://lareclame.fr/doohyoulike-sport-indoor-335584